Le défi de l’artiste consiste en une exploration de la plasticité cérébrale comme nouveau territoire de l’imaginaire.

Pour mieux sonder les rivages complexes de la matière neuronale, l’artiste décide en effet d’interroger les neurosciences. Elle s’inspire des dernières découvertes, de l’imagerie médicale mais aussi de son travail de musicothérapeute avec les personnes atteintes de différentes démences, pour cartographier des terres invisibles où s’opèrent des alchimies silencieuses.
Dans un désir de confronter normalité et pathologie, certitude et questionnement, elle poursuit ses recherches polysémiques sur les gyritypes, sorte de proto-écriture qui parcourt l’inachevé du monde par la matérialisation d’impossibles narrations et propose un déconditionnement propice à l’accueil et à l’exploration de toute forme de différence.
Dans le cadre de son enseignement artistique elle accompagne ses élèves dans un engagement corporel et mental privilégié, par l’utilisation de méthodes novatrices qu’elle a conçues au fur et à mesure de ses observations de terrain, dans une relation validée entre plasticité cérébrale et corporelle.